Étude sociologique sur les relations sociales entre archivistes et producteurs d’archives.

Archivistes et producteurs d’archives : voilà deux acteurs qui jouent parfois au jeu du chat et de la souris !

Étudiante en Master de sociologie, j’ai décidé de faire une étude  sur les archivistes. Le choix du sujet précisément est le fruit d’une longue construction et période réflexive dont l’essence fut un stage effectué en tant qu’assistante des ressources humaines dans un bureau des archives. Il est vrai qu’il existe beaucoup de débats dans la sphère professionnelle des archivistes, mais celui qui suscite le plus de débat d’après mes différentes enquêtes, c’est celui de leur légitimité. C’est en côtoyant des archivistes, et plus principalement en ayant participé à une journée d’étude des archivistes qu’il m’est apparu intéressant (avec l’aide de mon tuteur de mémoire bien évidemment) de s’interroger en particulier sur les relations sociales qui lient archivistes et producteurs d’archives dans ce contexte de faible légitimité. Nous sommes sans ignorer que la profession d’archiviste est très peu visible dans la sphère professionnelle : entre faible légitimité et image sociale parfois dégradante, la révolution du numérique semble être un tremplin non négligeable ; c’est pourquoi j’évoque également dans cette étude le clivage qu’apporte le numérique dans ce système de relation. Par ailleurs, on parle beaucoup des sages femmes (des professions hospitalières en général), des métiers de la relation client ; et il est assez flagrant de voir à quel point l’invisibilité de cette profession va au-delà de la sphère professionnelle, et s’observe également dans la sphère de la littérature scientifique. En effet, depuis plus d’un siècle d’existence, la profession d’archiviste n’a pas retenu l’attention de beaucoup de sociologues ; c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles il m’a paru opportun de s’intéresser à ce corps de métier pour tenter d’apporter un renouveau à la littérature sociologique. Comme toute recherche scientifique, cette étude a été menée sur la base d’une recherche bibliographique sociologique approfondie, mais aussi et surtout sur la base d’entretiens menés avec des archivistes, tous travaillant au niveau de l’administration publique. L’échantillon de cette étude est assez restreint : neuf entretiens ont été menés, dont sept avec des femmes et deux avec des hommes. C’est pourquoi il serait intéressant d’approfondir cette étude. Pour ma part, j’ai été à la fois surprise et passionnée de voir les interactions qui se jouent entre archivistes et producteurs d’archives.

L’étude : mémoire Master 1 Diane TOKO

Diane TOKO

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